Kalifragili, c'est qui, c'est quoi ?
Photo impromptue !
Mise en scène aléatoire sur l'étagère de l'atelier !
Une autre histoire se dessine: fabriquer des écrins à mes créations
La beauté de la nature mérite d'être encadrée !
Qu'en pensez-vous?
/image%2F1371276%2F20251127%2Fob_e40305_20250718-173919.jpg)
©Kalifragili (tous droits réservés)
Je continue ma réflexion sur l'image et le réel, le vrai et le faux. Ici encore tout est mis en scène, mes créations factices, gâteau et fruits, le décor, le léger travail de la photo pour créer cette image au kitsch assumé, entre peinture hyperréaliste et tableau ancien.
J'ai créé deux babas au rhum 18ème, aux fruits de fin d'été, poires, figues, raisins et aux fruits rouges, fraises, framboises, cerises, groseilles pour la scénographie d'un buffet historique.
Les babas originels qui n'étaient pas au rhum avaient une forme de kougelhof. Je vous raconte l'histoire du baba en fin d'article .
La création de ces babas était une merveilleuse occasion de réfléchir, avancer dans mes projets et vous expliquer mon travail.
Le fond de cette mise en scène est un très beau papier artisanal de ma complice d'atelier d' Apolinario papier
/image%2F1371276%2F20251127%2Fob_0675b8_baba-fruits-rouge-retouchee-1.jpg)
J'ai mis tout mon savoir faire pour réaliser ces deux beaux factices, modelé et peint chaque fruit avec beaucoup de soins et d'amour. Je le dis très rarement, je suis très fière du résultat !
/image%2F1371276%2F20251127%2Fob_d850e5_20250729-160604.jpg)
Pour les curieux, l'histoire du baba au rhum !
Le baba au rhum est né d'une erreur ! C'est au 18ème siècle que ce dessert aurait été inventé par le français Nicolas Stohrer. Ce pâtissier travaillait dans les cuisines du Roi de Pologne, Stanislas Leszcynski, qui était en exil à Wissembourg en Alsace ( d'où la forme du Kougelhof)
Stohrer aurait ramené de Pologne une brioche pour le roi. Cette dernière avait rassie pendant le voyage. Pour corriger cela, le pâtissier décida d'arroser la brioche sèche de Malaga, vin doux d'Andalousie. Le roi Stanislas, qui apprécia beaucoup la brioche, décida de la renommer. En pleine lecture des 1001 nuits, il rebaptisa ce dessert l'Alibaba.
Après le mariage de Louis XV avec la fille de Stanislas, Marie Leszcynski en 1725, Nicolas Stohrer la suivit à Versailles. Cinq ans plus tard, il ouvrit sa pâtisserie au 51 rue Montorgueil à Paris qui existe toujours !
Avec le temps, le rhum a remplacé le vin de Malaga.
©Kalifragili (tous droits réservés)
Qu'est ce qui est vrai, qu'est ce qui est faux?
/image%2F1371276%2F20250728%2Fob_99b229_kalifragili-baba-au-rhum-fruits-d-au.jpg)
/image%2F1371276%2F20250728%2Fob_0fab52_baba-automne-1.jpg)
/image%2F1371276%2F20250728%2Fob_1497cb_baba-autommne-4-jpg.jpg)
Projet pour une scénographie d'un buffet 18ème siècle
©Kalifragili (tous droits réservés)
Après "Mais pourquoi fais-tu des factices alimentaires?"
La question la plus fréquente est :
C'est quoi la matière?
A cette question simple et si légitime, il est difficile d'y répondre en une phrase !
Alors, je prends le temps ici, pour enfin donner une réponse (longue, désolée !)
Beaucoup de créatifs développent un savoir faire autour d'une technique, une matière et travaillent uniquement autour de ce savoir pour créer des projets: l'argile, le papier mâché, le carton, le crochet, le textile, la pâte polymère etc.
Cette démarche est passionnante puisque c'est l'exploration des possibilités infinies d'une matière et d'une technique, mais ce n'est pas la mienne.
Je n'ai jamais abordé la création comme cela, même quand je ne faisais pas des factices, j'ai toujours réfléchi à l'inverse, sans doute parce que je suis autodidacte, et que ma démarche n'est pas tout à fait celle de l'artisanat.
J'ai toujours eu une idée d'abord, un projet, et je me suis toujours demandée : Comment les faire exister? Comment? Sans technique dédiée, sans préjugés non plus, avec comme limites, ma dextérité, mes moyens techniques, financiers aussi . Comment les dépasser, les utiliser, les accepter, pour malgré tout arriver là où je voulais?
J'ai dû inventer, essayer, tester, piocher dans tous les matériaux à ma disposition, fureter sur les sites internet, errer dans les rayons de bricolage, ne pas respecter les règles de l'art, ni de l'artisanat, sans idées préconçues, en résumé faire ma petite cuisine personnelle, pour arriver à atteindre mon but: donner une réalité à mes idées...
Une éternelle autodidacte amateur, dilettante
Avec le temps, je le revendique.
J'ai développé mon propre univers, mes propres recettes, mes propres techniques et je cherche encore...
Car ma démarche est: Observer d'abord, avec un regard presque neuf ce que je veux reproduire en factice, en comprendre les marqueurs essentiels, et me poser la question: Comment faire pour recréer ces marqueurs ? Qu'est ce que j'ai à ma disposition pour créer l'illusion? Qu'importe la matière, seul le résultat visible compte.
Alors, pour répondre à la question, c'est quoi la matière, voici la liste non exhaustives des matériaux que j'utilise !
Enduit, plâtre, MAP, CE78, polystyrène extrudé, papier aluminium, carton, papier, argile autodurcissante, maïzena, colle blanche, vernis de toutes sortes, vitrificateur, peinture acrylique, encres, peinture à huile, pigments, fil de fer, sable, bicarbonate, mediums, térébenthine, papier mâché etc...
Ce que je n'utilise pas: polymère, moulage, résine…
Vous voyez, la question n'était pas si simple !
/image%2F1371276%2F20250509%2Fob_65c9cd_https-storage-canalblog-com-04-14-32.jpg)
©Kalifragili (tous droits réservés)
Mes factices n'ont pas seulement pour fonction d'être beaux,
évocateurs de gourmandise
Ils peuvent participer à une scénographie, une mise en scène (théâtre, cinéma, vitrines, shooting photo) pour créer l'illusion, donner de la véracité…
Ils sont aussi un outil de communication dans les salons professionnels et les showrooms.
Ils mettent en valeurs les produits ( contenants, vaisselles, savoir faire etc.) et permettent de se démarquer, de séduire, d'attirer l'œil.
Certaines entreprises l'ont bien compris, et je les en remercie
/image%2F1371276%2F20250421%2Fob_3756f8_482953679-18073216831695031-8421751143.jpg)
Merci à @ecopackgroup
/image%2F1371276%2F20250421%2Fob_7de855_img-20250221-wa0005.jpg)
©Kalifragili (tous droits réservés)
Comment réfléchir sur un projet de factices quand il n' y a pas d'images?
Comment expliquer ce que l'on imagine à notre interlocuteur,
quand il n' y a pas de support visuel?
On le dessine !
Cela faisait des siècles que je n'avais pas sorti les crayons de couleurs, et cela a été un vrai plaisir de renouer avec le dessin.
Et puis, cela change aussi !
/image%2F1371276%2F20250420%2Fob_88c762_20250328-144210-1.jpg)
©Kalifragili (tous droits réservés)
Il est temps de ranger l'hiver,
et de penser aux beaux jours
Mes factices roulés dans du papier soie sont mis à l'abri,
Je fais place nette.
Bientôt, le grand ménage du printemps à l'atelier Al loco
Ranger, trie, jeter, laver à grandes eaux,
gratter le plâtre, la peinture de l'établi...
Faire peau neuve après l'hiver,
et se lancer dans de nouveaux projets
/image%2F1371276%2F20250420%2Fob_6910df_486647115-18075071803695031-5362677587.jpg)
©Kalifragili (tous droits réservés)
Nouveau projet
Encadrer mes factices
Leur offrir un écrin et un autre statut
Une évocation...
ici quelques olives,
un rouge sang de bœuf,
le vert grisé des oliviers,
et c'est l'heure délicieuse de l'apéro en Espagne...
/image%2F1371276%2F20250420%2Fob_bea610_img-20250411-wa0014.jpg)
/image%2F1371276%2F20250420%2Fob_405f7d_img-20250411-wa0016.jpg)
/image%2F1371276%2F20250420%2Fob_dc76eb_img-20250411-wa0018.jpg)
/image%2F1371276%2F20250420%2Fob_58736d_img-20250411-wa0017.jpg)
Cadre fait main par mes soins en carton
©Kalifragili (tous droits réservés)
Mettre de la couleur dans nos vies !
JAUNE
LE SOLEIL
LA JOIE
LA LUMIERE
L'été est une promesse !
Patience !
En attendant, soyons des tournesols,
cherchons le soleil en nous !
/image%2F1371276%2F20250420%2Fob_d00123_485258561-18074689024695031-1826467410.jpg)
©Kalifragili (tous droits réservés)