Le faux du vrai !
Je continue ma réflexion sur l'image et le réel, le vrai et le faux. Ici encore tout est mis en scène, mes créations factices, gâteau et fruits, le décor, le léger travail de la photo pour créer cette image au kitsch assumé, entre peinture hyperréaliste et tableau ancien.
J'ai créé deux babas au rhum 18ème, aux fruits de fin d'été, poires, figues, raisins et aux fruits rouges, fraises, framboises, cerises, groseilles pour la scénographie d'un buffet historique.
Les babas originels qui n'étaient pas au rhum avaient une forme de kougelhof. Je vous raconte l'histoire du baba en fin d'article .
La création de ces babas était une merveilleuse occasion de réfléchir, avancer dans mes projets et vous expliquer mon travail.
Le fond de cette mise en scène est un très beau papier artisanal de ma complice d'atelier d' Apolinario papier
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J'ai mis tout mon savoir faire pour réaliser ces deux beaux factices, modelé et peint chaque fruit avec beaucoup de soins et d'amour. Je le dis très rarement, je suis très fière du résultat !
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Pour les curieux, l'histoire du baba au rhum !
Le baba au rhum est né d'une erreur ! C'est au 18ème siècle que ce dessert aurait été inventé par le français Nicolas Stohrer. Ce pâtissier travaillait dans les cuisines du Roi de Pologne, Stanislas Leszcynski, qui était en exil à Wissembourg en Alsace ( d'où la forme du Kougelhof)
Stohrer aurait ramené de Pologne une brioche pour le roi. Cette dernière avait rassie pendant le voyage. Pour corriger cela, le pâtissier décida d'arroser la brioche sèche de Malaga, vin doux d'Andalousie. Le roi Stanislas, qui apprécia beaucoup la brioche, décida de la renommer. En pleine lecture des 1001 nuits, il rebaptisa ce dessert l'Alibaba.
Après le mariage de Louis XV avec la fille de Stanislas, Marie Leszcynski en 1725, Nicolas Stohrer la suivit à Versailles. Cinq ans plus tard, il ouvrit sa pâtisserie au 51 rue Montorgueil à Paris qui existe toujours !
Avec le temps, le rhum a remplacé le vin de Malaga.
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